Photo 2006




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Eglise
San Salvadori


Entrée ouest


Façade sud


Porte sud


Façade est & nord

 
Une tradition constante, qui remonte à la plus haute antiquité, porte qu'un évêque, natif de Calcinajo d'Ornano, ayant été baptisé dans l'ancienne église d'Ampaza, qui était probablement alors la seule église des environs, consacra, cette ancienne église, quand il fut lui-même sacré évêque d'Ajaccio. En effet, quel évêque aurait jamais consacré un si pauvre et si petit édifice, dont les murs tombant de vétusté, et si souvent réparés, ont aujourd'hui tant de peine à se tenir debout, si ce n'était un évêque né dans les environs soumis à la juridiction de cette église? Elle ne possède rien de plus qu'un pauvre autel surmonté d'un vieux tableau, au pied duquel on distingue encore avec peine les armes que l'on croit être -celles du Prélat consécrateur. L'historien Ughelli (Italia Sacra) cite, en parlant des évêques d'Ajaccio: Fr. Manfredus de Calcinaria, ordin. min., electus anno 1342, idibus novembris, decessit anno 1345, ex regest. Vatican. ep. 81. Le Synode de Mgr Doria, tenu à Ajaccio en 1771, dit: Fr; Mamphredus Corsus, ord. min. Une chronique franciscaine de 1717, ainsi que celle de l'Olivese, disent: Fra Manfredo di Calcinajo d'Or-nano.
 
             
 ( Le tableau se trouve actuellement dans l'église paroissiale d'Ampaza et il a été restauré.)
 
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  Le sentier descend dans la vallée de la Pitredda entre des murs: c'est l'ancien chemin muletier au milieu des prés, chênes, tombes... Puis on découvre l'église sur une plate-forme aménagée, bordée de chênes énormes. Romane mais fortement remaniée, elle conserve une façade digne d'intérêt dans sa sobriété, avec la croix évidée au-dessus de la porte. Sur le linteau d'une porte latérale une inscription : << 1727 (restauration) EMULAMINI CARISMATA MELIORA, que nous cherchions à égaler les dons gratuits les meilleurs (d'après saint Paul)>>  A l'intérieur des plaques en marbre d'archi et une consécration en ardoise noire, avec cinq croix, placée sur le mur.
 Le site est campu santu, champ sacré, à considérer le nombre de tombes élevées dans les alentours.
 
   On descend dans l'église par deux marches. Charpente en bois, ouvertures réduites à deux petites fenêtres rectangulaires et à deux portes, autel pauvre à restaurer : l'intérieur a du charme et mériterait une réhabilitation étudiée dans un esprit de sobriété et de tradition.
   Un père franciscain, Manfredo, originaire de Calcinaghju qui devint évêque d'Ajaccio de 1342 à 1345, aurait baptisé dans cette église et, en tant qu'évêque, l'aurait consacrée.
 
   "Capella d'Ampaza" jusqu'au XIXè siècle, elle avait fonction baptismale, qu'elle conserva, et funéraire, d'abord dans le cimetière adjacent puis,  après une interruption d'un siècle, dans les archi. Il en reste les pierres de fermeture, une pour les adultes, au centre de l'église : "sepoltura commune del Forciolo Ampaza e Azilone", qui fut utilisée jusqu'au XIXè siècle; une pour les enfants : "sepoltura di tutti li innocenti", en marbre polychrome, datée de 1749 et décoré d'une croix. Mais on peut se poser la question: y a-t-il vraiment une arca ou est-ce le réemploi de marbres du couvent pour habiller le marchepied de l'autel ?

Certains textes de cette page sont extraient du livre de Lucette Poncin, "Guide du Taravo Patrimoine d'une vallée"
 aux éditions Alain Piazzola, avec son aimable autorisation.

Série de photos réalisées en 2006
vue générale, autel autel, détail gauche l'autel autel, détail droit
l'autel a été repeint mais on distingue par endroit les fresques anciennes
sur le mur nord
plaque de consécration
peinture sur le mur sud sepoltura di tutti li innocenti sepoltura comune del Forciolo
Ampaza e Azilone
    marbre fermant l'accès à la fausse
commune des enfants au pied de l'autel
marbre fermant l'accès à la fausse
commune des adultes au centre de l'église
   
bénitier en marbre,
à droite en entrant
vue générale, ouest    
       



Station I Station XII   Station XIII Station XIV
Jésus au jardin des oliviers Jésus sur la croix,
sa mère et son disciple
Jésus meurt sur la croix Jésus est déposé au sépulcre
Du chemin de croix, il ne reste que 4 tableaux en fort mauvais état


La fondation de  cette petite église paroissiale, remaniée à plusieurs reprises, date probablement de la fin du XIIème siècle car le linteau de l'avant dernier presbytère rappelle que le presbytère d'Ampaza fut construit en 1281, certainement une centaine d'années après la fondation de l'église.
Toutes les informations que nous possédons sur St Sauveur d'Ampaza se trouvent dans les "recherches et notes diverses sur l'histoire de l'église de Corse "publiée par Mgr Paul Mathieu De La Foata en 1896 à l'imprimerie Ollagnier à Bastia.
Le prélat pense que la date de consécration de cette église eut lieu le 9 Novembre 1343 qui était un Dimanche comme le rappelle la tradition locale. Ce fut selon cette tradition, Manfredu di Calcinaghju évêque d'Ajaccio de 1342 à 1345 qui, y ayant été baptisé, tint à la consacrer (La belle pierre noire finement ciselée et portant cinq croix encastrée dans le mur nord pourrait être la pierre du caveau de l'autel).
Dès l'ores la fête de St Sauveur fut toujours célébrée comme fête principale de la paroisse.
Visitée par Mgr Mascardi en1584, elle n'est pas en bon état et est succursale de St Laurent de Campo. Elle en sera distraite le 5 Novembre 1585 revenant ainsi dans le giron de la vicairie du Panicali dont l'église mère est San Petru (le recteur de cette vicairie résidant à Zigliara).
Mascardi ne cite pas St Saturnin d'Azilone. Cependant deux sentences épiscopales des  juin 1567 et octobre 1569 rappelées en 1615 font obligation au curé d'Ampaza de partager les messes entre les deux villages. Le 19 décembre 1612 les habitants d'Azilone élisent leurs Marguilliers pour pourvoir aux besoins de l'église Ste Marie qui sera remaniée à plusieurs reprises et devient le siège du curé des deux paroisses. De 1673 à 1737 les habitants d'Ampaza enterrent leurs morts dans l'église d'Azilone. Les familles aisées de Forciolo, d’Ampaza et d’Azilone avaient un caveau commun au couvent de Siché. La pierre tombale est conservée aujourd'hui à st Sauveur avec une autre plaque d'arca pour les enfants, une plaque d'autel en marbres polychromes (en restauration) ainsi que des fragments de fonds baptismaux provenant du couvent.
Deux ordonnances épiscopales des 24 juillet 1745 et du 08 novembre 1754 érigèrent les deux villages en paroisses distinctes. Lorsque les deux villages furent séparés, le premier curé d'Ampaza fut l'abbé Antoine Jérôme Forcioli et le premier curé d'Azilone fut l'Abbé Antoine Nicolas Forcioli.
Quatre objets en provenance de cette église sont conservés dans l'église St Mathieu :
Un bénitier du couvent utilisé comme fonds baptismaux
un christ en bois
un tabernacle en bois doré et peint avec les images du Christ, de st Pierre et de st Paul, de st François et de sainte Claire et provenant certainement du couvent
enfin un tableau de facture Génoise fin XVII comportant les armoiries de Mgr Giustiniani avec en son centre la vierge à l'enfant encadrée à gauche par st Sébastien st Michel et à sa droite st Pierre et st Blaise.
La lecture de ce tableau (qui avait été reproduit dans une chapelle latérale d'Azilone détruite lors d'une restauration) nous rappelle qu'une des églises de la paroisse est dédiée à Marie, que la vicairie est dédiée à st Pierre, et que les patrons secondaires de la paroisse sont st Michel st Blaise et st Sébastien. Cela confirme que ce tableau (que nous avons pu restaurer et reconstituer dans sa partie basse grâce aux notes et à un dessin à main levée de Mgr De La Foata) est bien réalisé pour la paroisse. En effet dans la longue liste des oblations et dîmes de la paroisse il est prévu l'offrande d'un pain le premier dimanche du mois de Pâques, pour la noël, pour les morts, pour la st Michel, pour la st Sébastien, pour la st Blaise et une fogaccia le 09 novembre date de la fête patronale.
Plusieurs restaurations ont eu lieu, les habitants d'Ampaza ayant toujours eu le souci d'entretenir cette église. Lorsque Charles Sorbella était maire, on recouvrit le sol d'une chape de ciment. Dans les années 60, Jacques Casanova fit refaire la toiture par Mr Rossi de Zigliara. On consolida les murs par une ceinture de béton ferraillé.
Dans les années 70 la toiture a été de nouveau refaite par l'entreprise Fuentes puis en 2011-2012 des travaux de restauration plus complets ont étés entrepris par la mairie avec la participation de l'état et de la C T C. Des tirants en fer ont été posés par la ferronnerie Dufresne.
L'entreprise Buffiniani a lavé la charpente dont les poutres sont apparemment, d'origine, et dont les planches sont en châtaigner et en peuplier.
Les peintures du XVIII que l'on devinait sous les divers repeints des murs et de l'autel ont été restaurées par les stagiaires du peintre Mondoloni. Les peintures de l'autel sont de la même facture que celles de l'église d'Aullène.
Mais le travail le plus important fut la restauration du sol dont les briques ont été posées à sec sur un lit de tuf tamisé. Lors de la suppression de la chape de ciment on découvrit l'ancien dallage que nous avons réutilisé dans le chœur.
La nef a été refaite avec des briques cuites au feu de bois que la mairie avait commandées à Lorgues.
Nous avons également retrouvé l'ancien bénitier enterré devant le seuil de la porte principale.
Devant l'autel a également été dégagée une plaque d'arca en marbre blanc correspondant a l'encadrement comportant l'inscription "sepoltura di tutti li inoccenti" et dont les quatre plinthes avaient été réutilisées comme marches de l'autel. Les sondages effectués montrent plusieurs niveaux de sol autour de l'autel mais sans que l'on puisse localiser une arca. Dans le doute nous avons posé la plaque et son encadrement devant l'autel, là où nous l’avons trouvée. Nous avons utilisé des restes de marbre de l'autel d'Ampaza (ancien autel de st Roch d’Ajaccio) pour la marche du chœur et de l'autel. La belle plaque de marbres polychromes qui servait de sol à la marche de l'autel sera posée sur le mur après sa restauration par Guy Buffiniani.
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Série de photos réalisées le 11 août 2012
La chapelle dans sa livrée
d'origine retrouvée
Autel rénové   Vierge en bois
Peinture murale mur nord Peinture murale mur nord La charpente rénovée Bénitier d'origine retrouver
à l'extérieur lors des travaux

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Une journée benite pour Saint Sauveur
après sa restauration.
Les confrères et les fidèles La procession d'entrée Le confiteor
Lecture de l'épître
par Yvon Lavis
Lecture du psaume
par Rémy Casanova
Lecture de l'Evangile
par Antoine Peretti
La prédication
de Mr l'Abbé Buresi
L'offertoire Le lavabo
Après la cérémonie tous les participants se sont retrouvés au village pour une collation offerte par la municipalité.




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