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Paul Mathieu della FOATA

Né le 4 août 1817 à Azilone.
 
 Nommé évêque d'Ajaccio le 21 août 1877
 et préconisé le 21 septembre.
 Sacré le 11 novembre à Paris.
 Comte romain le 20 juin 1879.
 
 Décédé le 3 janvier 1899 à Ajaccio.
 Inhumé dans la cathédrale d'Ajaccio.
 
 Il eut pour auxiliaire Peretti (Léonard Cassien de).
 
 Écrivain de talent, historien, poète, il a composé
 de nombreuses oeuvres en français, latin, italien et corse.
 Auteur notamment de "Poesie giocose, in lingua vernacola della pieve d'Ornano".


Predica di a Rustaggia






Arthur Giovoni


Mai 1945 : L'Allemagne nazie a capitulé,
la France est libre et victorieuse.
Arthur Giovoni, Président du Front National, est élu Maire d'Ajaccio.
 Au premier rang de gauche à droite,
Marie Stefanini, Jules Vinciguerra, Arthur Giovoni, Noël franchini.



Arthur Giovoni, député maire d'Ajaccio,
aux coté de son ami Antoine Caviglioli
et l'un de ses adjoints, Dominique Mosconi, sur le chantier du stade municipal (aujourd'hui, complexe Rossini)



Septembre 1993, Arthur Giovoni et Albert Ferracci: deux compagnons de lutte.


10 septembre 1993: 50ème anniversaire
de la libération de la Corse.
François Mitterrand, Président de la République, Danièle Mitterrand, Edouard Balladur, Premier Ministre, Arthur Giovoni.



Jérome Santarelli, un autre compagnon d'Arthur Giovoni.


Arthur GIOVONI

 
 Fils d'instituteurs, Arthur Giovoni est né le 6 octobre 1909 à Moca-Croce en Corse.
 Après ses études secondaires au lycée Fesch à Ajaccio,il obtient une licence ès Lettres et Philosophie à la faculté d'Aix-en-Provence en 1933.

 Il effectue son service militaire dans l'Infanterie en 1935, avant de devenir professeur de Lettres à Bastia puis à Ajaccio. Membre du Parti communiste, il participe à la création  en mai 1939 de l'Union départementale des syndicats.

 Mobilisé en 1939 comme auxiliaire de la Marine puis comme artilleur au 92e Régiment  d'Artillerie, il participe à la campagne de France.
 Démobilisé en juillet 1940, il est professeur à Bastia avant d'être muté à Rodez en raison de son passé politique.
 Au lycée de Rodez, il développe dès 1941 une activité clandestine de soutien aux enseignants  révoqués par Vichy.

 A l'occasion des vacances de l'été 1942, il réussit à constituer un petit groupe du Front national corse à Azilone dans le canton de Sainte-Marie-Sicche. A partir d'octobre 1942, il rejoint la corse pour éviter une arrestation et y entre dans la clandestinité.

 En novembre 1942, les Italiens occupent la Corse. Malgré la difficulté d'organiser une résistance active contre l'occupant, en raison de l'inexpérience et de l'esprit de division, Arthur Giovoni contribue à créer et à maintenir le Front national de Corse fondé par Henri Maillot.

 Le mouvement parvient à grouper rapidement ceux des patriotes qui sont décidés à combattre les armes à la main.
 Il s'occupe activement de la propagande et grâce à lui et aux autres membres du Comité départemental du Front National de Corse, l'esprit de la libération gagne tous les villages et atteint toutes les couches de la population. Par ses tracts édités en italien, il sème
 le doute à l'intérieur des casernes de l'occupant. Arthur Giovoni assure en outre des réceptions
 d'armes par parachutes et collabore avec le commandant de gendarmerie Paulin Colonna d'Istria
 après l'arrivée clandestine de ce dernier en Corse en avril 1943.

 Plus particulièrement chargé des problèmes politiques au sein du mouvement, il est très actif sur le terrain. Il opte pour la préparation de l'insurrection armée avec des éléments non fascistes des troupes italiennes.
 En août 1943, Arthur Giovoni est envoyé à Alger par la direction du FN pour recevoir les consignes du Comité français de Libération nationale (CFLN) sur la conduite à tenir à l'égard de l'administration de Vichy au moment des combats libérateurs.
Mais ce voyage, effectué le 5 septembre 1943 à bord du sous-marin Casabianca, le tient éloigné de la Corse
 au moment où, dégagés de l'emprise italienne, les patriotes engagent le combat contre les Allemands.
Il rejoint l'île dans la nuit du 13 au 14 septembre 1943 avec le nouveau préfet de la Corse, Charles Luizet, sur le torpilleur Le Fantasque.

 Délégué à l'Assemblée consultative d'Alger, Arthur Giovoni termine la guerre avec le grade de lieutenant-colonel FFI.

 Elu maire (1945-1947) puis député d'Ajaccio à la Constituante puis à l'Assemblée législative
 (1945-1956), membre du Comité central du Parti communiste français jusqu'en 1961, il reprend
 ensuite son poste d'enseignant à Paris et termine sa carrière au lycée Paul Valéry.

 Arthur Giovoni est décédé le 19 janvier 1996 à Paris.
 Ses cendres reposent au cimetière du Père-Lachaise.
DATE
 
 1909 : Naissance à Moca Croce (Corse du sud)
 1935/38 :
Professeur à Bastia. Membre de la Direction locale du PCF
 1939 :
Nommé à Ajaccio. Mobilisé comme réserviste, puis muté à Rodez.
 1942 :
Retour en Corse où il entre dans la clandestinité. Dirigeant du PCF et principal animateur du front National.
 1943 :
 6 septembre :
se rend à Alger, avec le sous-marin Casabianca, pour réclamer l'aide de l'armée.
 14 septembre :
retour à Ajaccio avec le bataillon de choc.
 Membre du Conseil de préfecture et du Conseil Municipal.

 1945 :
 Avril :
élu maire d'Ajaccio
 Octobre : élu député de la Corse.

 1947 :
Octobre : battu à la mairie après 29 mois d'un mandat particulièrement bien rempli.
 1959 :
Conseiller de l'Union Française.
 1960 : (début) reprend à Paris son métier de professeur.

 1996 :
19 janvier : Décès à paris.
 

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 Mandats et responsabilités :
 
 Conseiller municipal d'Ajaccio de 1943 à 1959
 
 Maire de 1945 à 1947
 
 Député de 1945 à 1956
 
 Conseiller de l'Union Française.
 
 Membre du Comité Central du PCF de 1951 à 1961.

 
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Décorations :
 
 • Chevalier de la Légion d'Honneur
 • Compagnon de la Libération - décret du 16 août 1944
 • Croix de Guerre 39/45


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